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L’inspiration de la « muse » aux neurones miroirs

L’inspiration fait toute la différence

Saviez-vous que Christophe Colomb était destiné à devenir un tisserand comme son père lorsqu’il est tombé sur le « Livre des merveilles » dans lequel Marco Polo décrivait son voyage en Orient et en Asie ? Personne ne se souviendrait de son nom aujourd’hui s’il n’avait pas été inspiré dans sa jeunesse et avait poursuivi la voie de la tradition familiale.

L’étincelle que nous appelons inspiration et que les auteurs classiques de l’Antiquité appelaient leur « muse » fait toute la différence entre une histoire ennuyeuse que personne ne veut lire et un message que les gens s’arrachent parce qu’ils trouvent une voix qui leur parle et leur apporte ce dont ils ont envie.

Créez du contenu qui inspire votre audience

Cet article participe à l’évènement « comment créer du contenu qui inspire votre audience ? » du blog Blogueur Pro. C’est un blog riche en inspiration et en conseils pratiques comme la section expliquant « Comment écrire un article de blog percutant en 1 heure chrono. »

Je ne vous demanderai donc pas d’abandonner le cadre habituel de votre vie, comme l’a fait Christophe Colomb, ni de risquer votre salut dans les courants de l’océan Atlantique.

Ici, le défi de créer un contenu qui inspire le public prend une forme différente, mais pas nécessairement toujours plus facile.

Un garçon parmi d’autres

Au début, rien ne distingue Colomb de ses quatre frères, si ce n’est la vision d’un monde lointain que personne autour de lui n’avait jamais vu. Pourtant, il a suffi de cette vision et de la volonté d’aller jusqu’au bout, en laissant tout derrière soi, pour changer le cours de l’histoire de l’humanité, même si au départ, il n’y avait aucune garantie de succès.

Ne pourrait-il pas en être de même pour vous ?

Vous ne le saurez jamais si vous continuez à vous comporter comme la grande majorité des gens qui abandonnent leurs visions et cèdent à la fatigue dès que le chemin commence à devenir un peu plus difficile. Le voyage de Christophe Colomb n’était pas différent de celui de la plupart des gens sur terre. Il a rencontré de nombreux obstacles et difficultés, mais sa vision est restée plus forte et son succès d’autant plus glorieux au bout de sa persévérance, comme beaucoup d’autres grandes figures de l’histoire.

Il existe en vous un potentiel qui reste largement inexploité.

La seule chose dont on peut être sûr, c’est que vous ne pourrez pas le mettre en pratique parce que vous céderez à la fatigue, à l’inactivité et à la procrastination. Cela prend généralement la forme du perfectionnisme, de la conformité et de la peur.

Le perfectionnisme

Le premier ennemi que vous aurez à combattre ne se présentera pas comme tel. C’est le perfectionnisme, qui est généralement le résultat de notre éducation et d’un désir a priori louable de « bien faire ».

Des années de psychothérapie m’ont montré que cette volonté de tout faire aussi bien que possible remonte généralement à notre petite enfance. Nous avons appris que la meilleure façon de gagner l’amour de nos parents est de faire les choses aussi bien que possible. Lorsque nous essayons ensuite de le faire dans des conditions réelles, où tout n’est pas toujours contrôlable, nous atteignons rapidement les limites de ce qui est possible. Nous sommes bloqués à cause de l’idée souvent irrationnelle que nous voulons faire encore mieux. Cela est bien résumé par la phrase « le mieux est l’ennemi du bien » (et qu’on trouve d’ailleurs déjà chez Voltaire dans son conte « La Bégueule »).

Le perfectionnisme nous pousse à vouloir tout présenter aussi rigoureusement que la page d’un dictionnaire, mais qui aurait vraiment envie de lire un dictionnaire sans fautes d’impression plutôt qu’un roman policier à suspense ?

La conformité

J’ai appelé le deuxième obstacle qui se présente lorsque nous voulons créer un contenu qui inspire la conformité. Cet aspect n’est peut-être pas aussi évident à comprendre que le perfectionnisme et nécessite davantage d’explications.

La conformité est une qualité qui crée la cohésion sociale. On la retrouve déjà dans l’idée de Gustave Le Bon sur la psychologie des foules qui sont « peu aptes au raisonnement ». C’est également la force motrice de nombreuses erreurs de perception que l’on retrouve dans les manuels de psychologie.

Formuler des idées qui vont dans le sens de ce que pense la majorité des gens ne peut être que rassurant et donne en même temps une certaine garantie de ne pas être exposé à la critique. En revanche, elle ne peut que confirmer ce que l’auditoire sait déjà et aura donc un effet soporifique et ne sera pas motivante et stimulante. Et ce n’est pas en réaffirmant ce que l’on peut considérer comme le savoir collectif déjà existant que l’on peut pousser un Christophe Colomb à vouloir explorer des chemins inconnus.

Répéter ce que les gens savent déjà n’est pas de nature à inspirer qui que ce soit.

La peur

La troisième difficulté que nous rencontrons lorsque nous voulons créer un contenu qui puisse devenir une source d’inspiration pour les autres est la peur. La peur de se montrer tel que l’on est, avec toutes nos faiblesses et imperfections qui nous rendent vulnérables aux critiques et aux attaques.

C’est en montrant notre vrai visage, avec les erreurs que nous avons pu commettre et les qualités dont nous ne sommes même pas conscients, que les destinataires de nos messages parviennent à entrer en contact avec nous. Ils sont capables de percevoir ce que nous avons à dire et de le porter au-delà des mots qui sont parfois dépourvus de contenu émotionnel.

Il s’avère que les manifestations spontanées et émotionnelles ont un effet bien plus important sur les gens que n’importe quel discours officiel bien étudié. Je pense à l’interview que la princesse Diana a donnée à la BBC le 20 novembre 1995, dans laquelle elle a parlé ouvertement de sa boulimie et de ses tentatives de suicide. Des révélations personnelles dont on pensait qu’elles ne pouvaient que ternir son image, mais qui l’ont rendue encore plus sympathique auprès du public, qui l’adorait déjà pour sa spontanéité.

Un départ vers l’inconnu

Après avoir examiné de plus près le perfectionnisme, le conformisme et les peurs qui entravent une communication qui inspire le public, intéressons-nous maintenant aux facteurs qui favorisent la création de contenus inspirants.

Nous avons déjà mentionné l’aspect de la spontanéité qui fait des merveilles pour faire passer une idée. Le message ne se limite plus à un discours vide et calculé, mais fait appel aux émotions, à ce que l’on appelle en psychologie aussi la communication non verbale.

Mais au moment même où nous acceptons de transmettre cette partie spontanée et émotionnelle de nous-mêmes, nous sortons du domaine cognitif et intellectuel que nous pouvons contrôler rationnellement.

C’est un pas au-delà des limites de la pensée logique qui détermine le perfectionnisme et qui fait partie du conformisme en nous. C’est un pas vers une partie sombre et inconnue de nous-mêmes, qui nous effraie au début.

Un « autre » en nous

C’est un phénomène qui s’explique aujourd’hui par l’intervention des neurones miroirs qui se produit en dehors de notre champ de conscience. C’est ainsi que l’on explique actuellement l’impact de ce type de communication non verbale, qui inspire l’auditoire au lieu de transmettre des informations vides qui sont rapidement oubliées.

C’est également la base de ce que l’on appelle aujourd’hui le « storytelling ». Il s’agit d’une technique actuellement très utilisée pour transmettre des messages qui seront facilement mémorisés et qui pourront donc mieux inspirer notre audience.

Cela se déroule dans une autre dimension que le contenu logique des messages. Cela fait intervenir des forces qui, autrement, resteraient invisibles à l’œil d’une machine à calculer qui se contenterait de décoder et d’enregistrer le contenu logique de ce que nous disons.

Pour certains, cela pourrait évoquer ce à quoi le psychanalyste Jacques Lacan faisait référence lorsqu’il parlait d’« objet petit a ».

L’inspiration

Homère commence l’Odyssée par « Muse, dis-moi ce chef aux manœuvres subtiles… » et des générations de poètes après lui ont continué à évoquer ce qu’ils s’appellent leur « muse ». Même des écrivains contemporains comme Jean-Christophe Granger expliquent qu’ils trouvent leur « inspiration » dans des moments entre le sommeil et l’éveil. Ce sont des périodes de transition entre la pensée rationnelle et logique et cette autre dimension qui se rapproche du rêve. 

C’est encore une fois cette autre dimension au-delà de notre cognition consciente qui entre en jeu et s’avère être la véritable force capable d’inspirer les autres.

Conclusion

À la recherche de ce qui peut inspirer notre audience, nous nous sommes tournés vers l’Antiquité avec Homère, vers le début de l’ère moderne avec Christophe Colomb et vers la modernité avec Jean-Christophe Granger. Nous avons vu qu’un principe continue de fonctionner à travers l’histoire, inspirant les publics même si les termes utilisés pour le décrire ont souvent changé. Il s’agit de la « muse », de l’inconscient, du message non verbal, de l’intelligence émotionnelle ou, aujourd’hui, de l’effet « neurone miroir » en neurosciences. 

Donc, si vous voulez créer un contenu qui inspirera votre public, aujourd’hui, comme dans les temps anciens, vous devez aller au-delà de la communication purement intellectuelle et rationnelle. 

C’est en ouvrant les portes à cette partie de vous-même qui défie la logique de vos pensées rationnelles que vous pouvez toucher et inspirer votre public. 

Les neurones miroirs qui permettent ce transfert d’empathie sont particulièrement sensibles à toute forme de visualisation, de narration et d’expression spontanée et authentique de nos émotions.

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